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La liposuccion ou lipoaspiration : du point de vue médical

 

Pratiquée pour la première fois à la fin des années 1970, la liposuccion, appelée aussi lipoaspiration, est la méthode la plus répandue pour supprimer le volume de graisse sur de nombreuses zones du corps : les cuisses, la ceinture abdominale, les hanches, la culotte de cheval, les genoux… La durée de l’intervention et le degré d’anesthésie (générale ou locale) dépendent du nombre de zones à traiter et de l’importance de l’opération. Il faut compter en moyenne 30 minutes pour une intervention sur une zone et jusqu’à deux heures sur plusieurs zones.

Le principe est simple : le chirurgien introduit de fines canules par de petites incisions, situées généralement à des endroits discrets tels que les plis naturels de la peau. Il peut ensuite aspirer l’excès de graisse et sculpter l’ensemble de la zone ciblée, afin qu’elle s’intègre mieux à l’ensemble de la silhouette. L’important reste que le maniement de la graisse sous-cutanée soit douce et régulière, afin d’éviter les ondulations inesthétiques. A noter que cette opération ne laisse quasiment aucune cicatrices (sinon, celles-ci disparaissent au fil du temps). Dans les quelques heures qui suivent l’intervention, il est obligatoire de porter un panty. Il s’agit d’une sorte de collant de contention qui sert à compresser les zones traitées et à panser les hématomes. Il doit obligatoirement être porté quelques heures après l’intervention, de jour comme de nuit, et ce durant trois semaines. Celui-ci est prescrit sur ordonnance, non remboursé par la sécurité sociale et coûte environ 50 euros.

Des effets secondaires à ne pas négliger :

 Même si la liposuccion a été réalisée avec sérieux par un chirurgien compétent, il existe plusieurs effets secondaires normaux et qui varient d’une patiente à l’autre, à savoir des œdèmes ou des ecchymoses dits post-traumatiques, impressionnants à la vue mais qui s’estompent au bout de quelques semaines. Les cas d’hématomes, d’infections, de phlébites, d’anémie ou d’asthénie sont exceptionnels. De manière générale, les douleurs rencontrées à la suite de la liposuccion d’intensité modérée et ressemblent davantage à des courbatures. Néanmoins, cela varie d’une personne à l’autre, selon la sensibilité et la condition physique antérieure à l’intervention. Enfin, sachez que le résultat ne sera pas observable avant 3 ou 4 mois.
Une bonne hygiène de vie :

 Que se soit avant et après la liposuccion, il y a plusieurs règles à respecter pour optimiser le résultat. Selon le Docteur Pierre Nahon, il est nécessaire de réduire sa consommation de tabac voire de l’interrompre au moins un mois avant l’intervention ainsi que la consommation d’alcool et toutes supplémentations médicamenteuses qui pourraient modifier la coagulation du sang (aspirine, antidépresseurs?). Côté alimentation, le mieux est de se restreindre ou mieux encore, de perdre un ou deux kilos. « Certaines patientes ont tendance à penser qu’elles peuvent manger ce qu’elles veulent sous prétexte qu’elles vont se faire liposuccer et reviennent parfois avec deux kilos de plus, au moment de l’opération « , explique Pierre Nahon. Une fois l’intervention effectuée, il est primordial de changer son hygiène de vie si celle-ci laissait à désirer. Il faut alors surveiller quotidiennement son apport calorique :  » L’objectif est de ne surtout plus grossir pour conserver le résultat. Certaines patientes sont tellement motivées par le résultat obtenu qu’elles n’ont plus aucun mal à se mettre au régime », raconte Pierre Nahon. Enfin, si le sport est déconseillé durant le mois qui suit l’opération, il est important de se remettre par la suite à une activité physique afin de raffermir son corps, en pratiquant par exemple de la gym, du jogging, de la natation ou du vélo, deux ou trois fois par semaine. Et, pour faire un minimum d’exercice durant la journée, préférez la marche à pied pour rentrer du bureau ou encore de privilégiez les escaliers à l’ascenseur.

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